Publié le 30 Avril 2015

NOUVEAU SITE INTERNET: www.osezcompostelle.fr

Voir les commentaires

Rédigé par Armand Lavialle

Repost0

Publié le 4 Février 2015

Le Chemin de Compostelle attire des milliers de pèlerins.

Quelle est la motivation de ces nombreux marcheurs?

Qu'est ce qui les pousse à marcher avec leur sac à dos de une à plusieurs semaines?

Il suffit de voir le succès du livre "Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi" de Christophe Ruffin, pour comprendre que le Chemin interpelle un public de plus en plus large.

Las de trop de confort, les futurs marcheurs sont attirés par l'aventure, la simplicité, le partage et la liberté plus que par le côté religieux.

Une reconversion professionnelle ou une rupture sentimentale peuvent motiver le choix du Chemin. Cela peut être aussi tester ses capacités ou mieux se connaître. Compostelle constitue vraiment un retour à l'essentiel, vivre la simplicité jour après jour: marcher, manger, dormir.

Il est aussi très intéressant de constater que l'on n'aborde pas les mêmes sujets entre pèlerins que dans la vraie vie. Il est rarement question de la profession par exemple. On parle souvent d'où l'on vient et où l'on va. Et en même temps il est possible de parler de soi ou de choses essentielles lorsque l'on prend le temps d'écouter l'autre. Je peux dire qu'il est possible de trouver une écoute de qualité sur Saint Jacques.

Le poids du sac est souvent lié aux peurs de chacun. Certaines personnes vont multiplier le nombre de pulls ou de chaussettes, d'autres vont porter trop de nourriture mais ce qui est sûr c'est que la question va se poser avec acuité au bout de dix ou 15 jours de marche, lorsque le pèlerin va ressentir des douleurs ou trouver son sac vraiment très lourd.

Mais il est clair que le mieux est de décider de partir, choisir son itinéraire puis faire son sac à dos. Une fois que l'on a commencé le Chemin, on devient mordu et l'on n'a plus qu'un seul désir, revenir marcher sur ce Chemin exceptionnel !

Voir les commentaires

Rédigé par Armand Lavialle

Repost0

Publié le 8 Janvier 2015

JE SUIS CHARLIE

JE SUIS INDIGNÉ DU MASSACRE AU JOURNAL CHARLIE HEBDO

Nous sommes tous concernés par cette atteinte à la liberté d'expression

Je suis solidaire des dessinateurs, des journalistes

et de toutes les personnes touchées par l'attentat à

Charlie Hebdo.

Voir les commentaires

Rédigé par Armand Lavialle

Repost0

Publié le 4 Décembre 2014

Eté 2014        

Par hasard, j’ai découvert la plaquette d’Armand LAVIALLE et ce fût un déclic. J’étais habitée par cette idée de pouvoir faire ce chemin un jour mais n’avais jamais rien d’arrêté.

Aussitôt, j’ai pris contact avec lui, et petit à petit j’ai mis en place la préparation de cette randonnée .Grâce à Armand, j’ai pu partir une semaine sur le chemin de St Jacques de Compostelle fin juin 2014. (Nous avons eu très chaud).

Ce fût une expérience remplie de bonheur, de bien être, une sensation d’apaisement, une joie immense, le fait d’être arrivée sans le moindre problème (ampoules, tendinite, ou autres …) j’ai souhaité garder le sac à dos durant toute la marche voulant faire ce chemin comme une vraie Pèlerine… C’est très physique mais à la fin de chaque étape c’est l’extase devant la beauté des paysages, la découvertes de beaux petits villages et les belles rencontres faites chaque jour tout au long du chemin….et le partage avec les pèlerins au moment des repas, des soirées dans les gîtes et les dortoirs. Le fait de n’avoir dans son sac à dos que l’essentiel ne fût par évident pour moi, mais je suis revenue riche de ce chemin car dans la vrai vie, nous nous compliquons avec ce qui est superficiel et matériel ce n’est pas la vraie vie.

Nous étions un petit groupe de trois avec, Armand, Philippe et moi ; nous avons marché à l’unisson, nous avons partagé cette belle marche qui mentalement a changé mon regard sur la vie quotidienne. Ce fût très agréable ;

Je suis très heureuse d’avoir réussi mon défit, ce fût mon chemin intérieur qui a donné un sens à ma vie Je suis prête à repartir l’année prochaine et là peut être pour 15 jours.

Annie

J’ai confié un de mes patients à Armand pour une semaine sur le Chemin. Ce fut une réussite totale.

Le rêve de Philippe, atteint d’une déficience mentale modérée, qui l’a empêché d’avoir un métier et rendu tributaire de sa famille (il vit chez sa mère), était d’aller marcher sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Il m’en parle en consultation. Je lui donne la plaquette d’Armand et la grande aventure avait commencé.

Il est revenu au bout d’une semaine de marche, ravi, « transformé » comme dit sa maman, étant plus autonome et ne rêve plus que d’une chose, … repartir.

Docteur C. Paillard

 
Saint-Jacques une partie de plaisir ?

Que nenni ! J'ai parcouru le chemin en trois étapes :

2007 : Angers - Bordeaux

2008 : Bordeaux - Bilbao

2009 : Bilbao - Compostelle

Ah si j'avais connu Armand plus tôt ! Voici les désagréments que j'aurais évités:

Première étape trop longue : marathonien, sportif donc, j’ai surestimé mes forces. Parti le premier matin, tôt, pour accomplir plus de 40 kms, je m’étais figuré que j’arriverais chez un ami à Ambillou-Château en fin de journée. En fait, j’ai dû m’arrêter à Brissac après trente kilomètres de souffrance, les pieds ampoulés ! Mahousses les ampoules, des œufs de pigeon ! Heureusement l’ami est médecin, son épouse infirmière … ils me soignent et je repars, le sac à dos délesté de 3kgs.

Ah ! le sac à dos ! J’en avais pourtant lu de la littérature à ce sujet. J’avais bien appris la leçon : pas plus de 10 kgs ! Oui mais bon, avec un peu de tolérance, j’arrivais à 13 kgs ! C’était trop … 3 kgs de trop ! Ah ! si Armand avait été là avant !

Oui, s’il avait été à mes côtés, j’aurais évité les grands moments de solitude que j’ai traversés en cheminant à travers les Landes … Le parcours français en prenant la voie de Tours (via turonensis) est agréable pour ceux qui cherchent à se couper du monde. Pour un communicant comme moi, ce fut une grosse galère !

Le pire dans cette affaire, c’est lorsqu’on se trompe de chemin et que l’on parcourt 2 parfois 5 voire 10 kms supplémentaires. Je me souviens de m’être totalement égaré dans la région de Niort. Complètement épuisé, j’ai dû faire appel à une sympathique villageoise qui m’a conduit à l’hôtel le plus proche. Il faut dire qu’en plus des ampoules, je souffrais d’une sciatique carabinée et de la maladie de Lyme.

J’aurais bien eu besoin de soins réguliers ou du conseil avisé d’un accompagnateur qui m’aurait dit de …rentrer chez moi.

Que dire de l’angoisse de ne pas être sûr de trouver un hébergement pour la nuit suivante ! Combien de repas « sautés » pour ne pas avoir été prévoyant dans mes achats du quotidien ?

Vraiment, oui vraiment, je regrette de ne pas avoir connu Armand … avant !

Si je repars un jour, je ferai, c’est sûr, appel à ses services !

Fabrice

 
 
Mon fils Philippe sur le Chemin de Saint Jacques

Avant de partir marcher, mon fils Philippe, a vu un film et des documentaires sur le Chemin de Compostelle. Cela a pris de plus en plus de place dans son quotidien et il me parlait de plus en plus souvent de son désir de partir pour Compostelle. Mon fils est légèrement handicapé. Il lui est donc impossible de partir seul et de gérer son argent. C'est son médecin, qui connaissait son désir d'entreprendre cette aventure qui lui a conseillé Armand Lavialle.

Avant la marche du Puy-en-Velay à Nasbinals, Philippe avait tendance à s'isoler, à se réfugier dans sa chambre lorsque des amis ou la famille venaient à la maison. Lorsqu'il est revenu, ravi, de sa semaine de marche, j'ai du mal à le croire tellement mon fils est méconnaissable Philippe participe aux tâches ménagères régulièrement. Il met la table et il fait la vaisselle à ma grande surprise. Il décore également le sapin de Noël au mois de décembre. Il gagne en maturité. Armand Lavialle me relate que, petit à petit, durant la semaine, il s'est mis à communiquer avec les autres marcheurs. Depuis son retour, il est nettement plus ouvert aux autres. Les bénéfices son tellement conséquents et son enthousiasme réel que Philippe a décidé de repartir sur le chemin de Compostelle et cette fois pour une marche de 15 jours du Puy-en-Velay à Conques.

Témoignage de la mère de Philippe

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 4 Décembre 2014

 

Dates accompagnements direction Compostelle:

Le Puy à Nasbinals

 

du 11 au 18 avril 2015 

et

du 18 au 25 avril 2015

et

du 09 au 16 mai 2015

et

du 16 au 23 mai 2015

et

du 06 au 13 juin 2015

et

du 13 au 20 juin 2015

et du 05 au 12 juillet 2015

 

Pour d'autres dates ou d'autres étapes, contactez-moi et je vous ferais des propositions adaptées à votre demande.

 

 

 

 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 16 Octobre 2014

Un lieu unique et privilégié, le Chemin de Compostelle

Un lieu unique et privilégié, le Chemin de Compostelle

                                                             

MARCHE SUR COMPOSTELLE ET CONNAISSANCE DE SOI   

                                                                  

La marche permet d’être de plus en plus présent à la nature, aux arbres, à la forêt, au soleil, à la terre sur laquelle je pose mes pieds. C’est un plaisir simple et naturel de mettre un pied devant l’autre et de recommencer.

 

La marche à pied sur le Chemin de Saint jacques de Compostelle ou ailleurs est perçue comme saine, peu onéreuse, bonne pour la santé et pour la ligne. Elle permet d’enregistrer en soi, de la tête jusqu’au bout des orteils, toute une collection de sensations, de paysages, de sons, de saveurs, d’odeurs et de visages. Elle favorise l’intériorité, de jouir du panorama, elle permet d’exister tout simplement et de se sentir exister. Elle met en place un autre rapport  au temps, elle impose un rythme différent, celui du marcheur.

 

Les heures passées à marcher semblent plus longues que celles qui sont passées à travailler ou à discuter. Elles sont plus « amples », « étirent » le temps, remarque F. Gros : « Elles font vivre plus longtemps parce qu’on a laissé respirer, s’approfondir chaque heure, chaque minute, au lieu de les remplir en forçant les jointures, alors qu à l’inverse, quand on se presse, le temps est plein à craquer, comme un tiroir saturé ».

 

En commençant à marcher, on se fait cadeau d’une déconnexion, on accepte que son téléphone portable ne capte plus, que notre vision ne soit plus encombrée par des écrans.

La déconnexion est aussi spirituelle. Elle donne la possibilité de voir plus loin, de se débarrasser des fatigues, des tensions et du stress du quotidien.

« Dès que l’on marche, on s’allège, on échappe au train-train. Il faut s’enfouir dans le Chemin qui épouse le soleil, l’inclinaison du sol. On s’imprègne de ses odeurs. Il y a un contact tactile avec la terre », témoigne P. Sansot.

 

La plupart de ceux qui entament le Chemin de Compostelle ont du mal à dire la raison de leur quête mais ils espèrent trouver la réponse en Chemin. Ils sont à la recherche d’une réponse intime, personnelle, inattendue, en résonance avec leur vie.

 

La rencontre avec eux-même va favoriser et mettre de la vérité dans la rencontre avec les autres pèlerins. Les rencontres avec les autres vont devenir des moments de partage et d’écoute riches. Le Chemin donne l’occasion d’aller plus dans la profondeur, de tendre vers l’essentiel, de favoriser des échanges sincères et vrais sans le couperet du temps.

Le chemin élève et éveille l’âme.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par armand

Repost0

Publié le 28 Août 2014

J'ai eu le privilège de marcher avec un groupe de pèlerins la dernière semaine de juin du Puy en Velay à Nasbinals et la première semaine de juillet 2014 de Nasbinals à Conques.

Je peux vous dire que chaque marche apporte des découvertes et des surprises. A chaque fois le Chemin est différent vous nourrit, vous enrichit, que cela soit les pèlerins ou moi-même. Individuellement et ensemble, nous avons fait de belles rencontres. Par exemple celle avec un cavalier et son beau cheval qui parcourait plus de 1000 kms sur les chemins. Ou bien aussi avec un australien, rencontré dans un gîte d'étape qui venait faire des étapes de reconnaissance sur le Chemin de Compostelle pour le proposer à ses clients à pied ou à vtt.

Pour conclure, je vous dirais que les journées de marche et de vie laissent des traces et nous retournons différents et touchés par ces deux semaines de partage.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 10 Avril 2014

MARCHE D'UNE SEMAINE A PARTIR DU PUY EN  VELAY OU DE NASBINALS
MARCHE D'UNE SEMAINE A PARTIR DU PUY EN  VELAY OU DE NASBINALS
MARCHE D'UNE SEMAINE A PARTIR DU PUY EN  VELAY OU DE NASBINALS

 

     Attention, Attention,  Nouveau Site Internet :  www.osezcompostelle.fr

 

 

 

   

MARCHE D’UNE SEMAINE sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

 

À vous qui :

- Voulez partir dans les pas de milliers de pèlerins qui ont parcouru ce chemin depuis le Moyen Age

 - Souhaitez marcher dans une nature magnifique

- Préférez être accompagné pour vous sentir en sécurité et pour vivre la joie de cheminer ensemble

- Cherchez une logistique pour les étapes sans vous soucier de l’hébergement et de la restauration

- Etes en quête de partage, d’échange et de solidarité

- Désirez vivre une semaine de vacances nourrissantes dans un cadre protégé

- Souhaitez faire le point suite à des changements dans votre vie professionnelle ou personnelle

 

Je vous propose une pause dans votre vie en marchant du Puy en Velay à Nasbinals. 

MARCHE D'UNE SEMAINE A PARTIR DU PUY EN  VELAY OU DE NASBINALS

 

COMMENT ?

Avant le départ :

Aide à la préparation du sac à dos

Entretien téléphonique avant le départ

Accompagnement et conseils sanitaires (soin des pieds, petite pharmacie, hydratation)

 

Pendant la marche :

Je marche avec vous et je suis disponible pour être à votre écoute et parler avec vous tout au long du chemin.

Je vous propose de se retrouver le soir pour mettre en commun le vécu du jour.

Groupe de 3 à 5 personnes maxi

 

Où? du Puy en Velay à Nasbinals

1er jour : Puy en Velay

accueil en fin d’après-midi

mise en place du groupe

2e jour : départ pour 6 jours de marche

7e jour: fin de l'étape à Nasbinals

8e jour au matin: fin du séjour,

retour au Puy en Velay par navette

 

 

 

Dates des Accompagnements direction Compostelle:

Du Puy en Velay à Nasbinals
 

du 11 au 18 avril 2015 

et

du 18 au 25 avril 2015

et

du 09 au 16 mai 2015

et

du 16 au 23 mai 2015

et

du 06 au 13 juin 2015

et

du 13 au 20 juin 2015

et du 05 au 12 juillet 2015

 

Pour d'autres dates ou d'autres étapes, contactez-moi et je vous ferais des propositions adaptées à votre demande.

 

 

 

NB : En cas de fatigue ou pour raison de santé, il est possible de bénéficier d’un portage de sac

 

 

 

 

 

 

 
MARCHE D'UNE SEMAINE A PARTIR DU PUY EN  VELAY OU DE NASBINALS

Pour tout renseignement ou précisions :

contact@osezcompostelle.fr

06 23 93 84 07

SIRET: 793 474 719

Voir les commentaires

Publié dans #Marche

Repost0

Publié le 5 Avril 2014

De nombreux pèlerins ne savent pas la raison de leur départ pour Saint Jacques de Compostelle. Et ils vont le découvrir en marchant. Alix de Saint André a fait le Chemin quatre fois et beaucoup de pèlerins, une fois parvenus à Santiago n'ont qu'un seul objectif: repartir!
Elle a publié "En avant la route"(1), livre trés connu chez les personnes intéressées par Saint Jacqueques. Dans son livre, elle décrit une réalité drôle, vivante, enthousiasmante parfois. "On ne peut se la jouer sur le Chemin, confie-t-elle. On marche seul, et on croise une foule de visages. Il n'y a plus de barrières, de rang social, de priorités qui tiennent. Juste deux questions possibles: "Comment t'appelles-tu?" et "D'Où viens-tu?"
Le véritable pélerinage, c'est de partir de chez soi, s'éloigner lentement. C'est trés humble de partir en fermant la porte de sa maison direction Compostelle."
Et une fois parti, la patience et l'endurance sont nécessaires. "Le voyage, c'est le Regard qui change, ce n'est pas le paysage."
Le Chemin est une aventure différente pour chaque pèlerin, elle est unique. C'est une expérience totale: physique, psychologique et spirituelle.
Le pèlerin sait comment il est avant de partir mais il ne peut imaginer quel homme ou quelle femme il sera après le Chemin.
(1) Ed. Gallimard, 2010, 310p, 19,50 €.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 2 Avril 2014

Le Chemin de Compostelle :   Le Chemin Intérieur
Le Chemin de Compostelle : Le Chemin Intérieur 24 août 2004, par Roberto Coco
St Jacques de Compostelle : il est vrai que le nom de cette ville porte, depuis des siècles, un passé fascinant ... Route du rachat et de la pénitence pour certains, route de la recherche pour d’autres, elle fût depuis le Moyen Age arpentée par tous les croyants d’Europe et du Monde. Je dis bien croyants car rares étaient ceux qui, à l’époque, auraient effectué ce voyage sans une foi sincère et profonde.
Aujourd’hui les temps changent, le spirituel se trouve de plus en plus marginalisé. Et pourtant certaines choses sont intemporelles. La foi, par exemple. Le mystique aussi. Ou le chemin intérieur que l’on peut faire soi-même.
Depuis quelques temps je me passionnais pour les récits des pèlerins de Compostelle : d’un point de vue historique d’abord, Goethe ne disait-il pas que le Chemin de Compostelle avait créés l’Europe ? Mais aussi par pure curiosité, presque fascination pour ces pèlerins d’horizons multiples, de langue, de vie, de passé différents, poussés par le même besoin ou le même rêve... Il me fallait comprendre. Lectures diverses, cartes géographiques, discussions avec plusieurs personnes. Non, ça ne suffisait pas, il m’en fallait d’avantage.
ET un jour, début avril 2004, la décision est prise : je ferai moi-même une partie de la route, à pied, en empruntant le Chemin Anglais. Ce chemin était le moins détaillé de tous, parce qu’il était tout simplement peu utilisé. En effet, se trouvant à l’extrême Nord-Est de L’Espagne, sur l’Océan Atlantique, il était utilisé par les pèlerins anglais qui arrivaient par bateau. Aujourd’hui, la majorité des pèlerins venant via la France, le Sud de l’Espagne ou le Portugal, peu de personnes utilisent encore le chemin anglais ... Inexplicablement, mon choix se porta immédiatement sur ce chemin. Etait-ce le goût du mystérieux ? L’envie de la découverte ? De l’aventure ? Je ne le sais pas, mais tout ce que je sais c’est que deux jours plus tard, je me retrouvais avec billet d’avion pour Bruxelles - Madrid - La Coruna...
Totalement inconscient du voyage, de sa difficulté et de son sens, me voilà parti avec 12kg dans mon sac à dos, un billet d’avion et ma Credentiale, pour un vol Bruxelles-Mardid-La Coruna, suivit d’un voyage en bus de La Coruna à Ferrol, car je décidais de faire 110 km à pied en partant de Neda, petite ville au Sud de Ferrol. Le choix des 110 km n’est aps le fruit du hasard, mais la résultante de deux composantes : en premier la limite de temps ne me permettant pas de partir plus de 4 ou 5 jour ; en second, la nécessité de parcourir au minimum les 100 derniers km à pied, condition sine qua non pour recevoir la reconnaissance et le diplôme de pèlerin délivré à St Jacques de Compostelle.
Vendredi 9 avril, me voilà à Neda... Pas de plan, pas de carte, pas de compas. Rien ! Je ne sais pas pourquoi, mais je sentais, depuis mon départ, que je devais y aller comme ça, en faisant confiance à mon destin. Inconscience me direz-vous, à raison probablement... Mais parfois, la raison s’égare quand on ressens en soit des convictions très fortes, ce qui était mon cas. Mon sac à dos sur les épaules, ma coquille St jacques autour du cou, je me sens complètement perdu, car je ne sais pas où aller ! Regard à gauche, regard à droite, rien. Un vieux monsieur s’approche de moi, et me demande en espagnol s’il peut m’aider : je lui explique que je désire suivre le chemin anglais jusqu’à St Jacques de Compostelle, mais ne sais pas où aller ni par où commencer ! Il ne paraît pas du tout surpris, et m’explique tout simplement que l’œil averti remarquera, dans les villes, les flèches jaunes sur le sol, sur les murs, sur les poteaux électriques, qui sont les flèches indiquant la route à suivre ... Il m’explique également que tous les km, je trouverai une petite stèle en pierre, de +- 1 mètre de haut, avec un carrelage dessus représentant une coquille St jacques : le sens de la coquille me montrera la direction à prendre, les km indiqués au dessus m’indiqueront la distance qui me restera à parcourir jusqu’à st Jacques de Compostelle. Ensuite il lève le bras en souriant, et m’indique, à une vingtaine de mètres, une flèche jaune peinte sur un poteau électrique... Nous nous saluons, il me souhaite bonne route, me voilà parti ....
Après quelques kilomètres me voilà en pleine nature, passant le long de petites rivières, gravissant des collines, traversant des bois. Il fait beau, le soleil brille, la température fraîche de ce mois d’avril est idéale. Je souris, content, heureux de ma marche, sans savoir où je m’arrêterai. Dans la tranquillité de cette nature, complètement seul, j’admire le paysage et ses multiples couleurs, j’écoute le bruit du vent, des oiseaux, le silence des champs, l’aboiement d’un chien au loin, le bruissement des feuilles sur les arbres. Je m’émerveille de petites choses, une fleur posée sur une stèle, un vieux crucifix de pierre marqué par les siècles de pluie et de soleil, le sentier large d’un mètre mais qui à certains endroits se rétrécit pour ne plus faire qu’une dizaines de centimètres de large. Je croise une route, passe sous un pont, me retrouve dans une forêt. A chaque tournant, je ne sais pas ce que je vais trouver. Vais-je monter une colline ? Descendre dans une vallée ? traverser un village ou des champs ? La nature sauvage de cette région est imprévisible, indomptée, malicieuse, cahotique parfois, mais toujours merveilleuse...
Mon arrêt le soir n’a que peu d’intérêt, il ne représente qu’une parenthèse dans ma marche, je ne parlerai donc pas de mes différentes nuits lors de ma marche car chaque soir je n’attendai en fait qu’une chose, le lendemain matin pour pouvoir repartir sur la route et retrouver cette communion avec la nature.
Chaque jour je me nourrit de cette tranquillité, de ce calme, de cette douceur du climat, je me sens bien, le temps s’est arrêté pour moi quand je marche, les heures passent sans que je m’en rende compte. Mon esprit s’évade, je revois en ma famille, je repense à mes amis d’enfance, à mes études, à des personnes perdues de vue depuis si longtemps, aux événements de ma vie. J’y repense mais je sens en moi que j’aborde ces images de façon différente. C’est difficilement explicable, mais le fait d’être à des milliers de km de chez moi, seul, au milieu de la nature, entrain de marcher pendant des heures me met dans un état d’esprit que je n’avais ressenti auparavant. Je revois mes doutes, mes joies, mes peines, mes amours, mes haines, mais la manière dont tout se présente dans ma tête est une découverte. Je suis libéré de toutes chaînes sociales, de règles, de convenances, de toutes ces petites choses futiles mais qui nous semblent si importante dans la vie de tout les jours. J’avais oublié ce que voulait dire écouter le bruit du ruisseau, j’avais oublier ce que voulait dire regarder les branches des arbres bouger au vent, j’avais oublié ce qu’était le parfum de la rosée le matin, l’odeur de la campagne qui se réveille, l’odeur des feuilles dans la forêt... Je retrouve toutes ces émotions perdues, toutes simples, que l’on ne peut reconnaître qu’en étant en parfaite communion avec la nature.
Avec la vie que je menais avant ce voyage j’avais oublié ce que voulait dire ouvrir son cœur, j’avais oublié ce que voulait dire se parler à soi-même, j’avais oublié la véritable nature de mes sentiments, j’avais oublié ce que voulait dire ressentir de vraies émotions ...
C’est sur cette route que j’ai découvert ou plutôt redécouvert le sens de ma vie.
J’ai compris que le chemin que je parcourais était un chemin intérieur.
Je crois aujourd’hui que le chemin de de Compostelle est un chemin que l’on fait à l’intérieur de soi non pas pour trouver des questions à nos réponses, mais pour retrouver l’être humain qui est en nous.
Roberto Coco Bruxelles

 

Voir les commentaires

Repost0